Edition (13): DRM ou PAS DRM ?

Salut à tous !

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler des Drm. Qu’est-ce que c’est, vous vous dîtes?

Il s’agit simplement de la gestion des droits numériques (Digital Rights Management), une option que l’auteur peut, selon les distributeurs, activer ou pas sur ses livres numériques.



Personnellement, j’ai lancé la publication de mon premier livre sans savoir réellement ce que c’était et le genre d’impacts que cela pouvait avoir.

En effet, dîtes-vous qu’un bouquin avec Drm ne pourra pas être copié « simplement » (on a toujours la possibilité de le craquer) tandis qu’un bouquin sans Drm pourra être copié avec un banal « Copier/Coller ».

Imaginez ensuite l’état de l’auteur en réalisant que le résultat de ses nuits blanches peut être copié gratuitement et à l’infini? Quand il pense à l’industrie de la musique, il pense alors que c’est LA solution magique et paf, il l’active pour s’empêcher de stresser. Seulement, l’alternative n’est pas glorieuse.


Il n’en existe d’ailleurs presque pas: On est Drm ou On ne l’est pas. Ce choix nous range souvent dans une catégorie, exactement comme dire qu’on est pour ou contre la peine de mort. Peu de distributeurs proposent des alternatives comme le water fishing, la copie limitée, etc. En l’état, je ne connais que Chapitre qui le fait. Amazon, eux, n’ont non seulement qu’un choix possible, mais ce choix est définitif ! Une fois le livre publié, impossible de revenir en arrière. Je conseille donc aux prochains auteurs qui me lisent de bien réfléchir avant le click fatidique.

Pour ma part, j’ai eu à réfléchir après coup.

1/ Les pour.

Les Drm permettent à l’auteur de ne pas se faire « pirater » son oeuvre et peut-être de gagner davantage. Il réalise des ventes réelles et peut ainsi suivre l’évolution de la popularité de son bébé.

Côté lecteurs, on peut présupposer que la restriction des fichiers devrait réduire le prix des livres numériques. Après tout, peut-on s’attendre à avoir le droit de multiplier un livre à l’infini lorsqu’on l’a payé 1 ou 2euro? Seulement, la plupart des maisons d’éditions françaises ne jouant pas le jeu (grosse exception pour Bragelonne en Fantasy), l’argument tient-il vraiment ?

2/ Les contres.

Les Drm présentent l’illusion de protéger l’auteur alors qu’il peut tout aussi bien être craqué, et surtout ils condamnent l’utilisateur à ne rester que « locataire » de son bien. Pour les utilisateurs ‘honnêtes’, impossible donc de transférer leurs livres, ne serait-ce que de leur liseuse vers un autre appareil, à moins d’utiliser la même application. Alors que ça ne dérange peut-être pas certains (moi y compris), ça en horrifie d’autres. Avec raison.

Une alternative selon moi?

-> Une restriction plus « libre »: 5 à 10 copies autorisées d’office par exemple? (Chapitre propose cette option, que je n’ai encore vue nulle part ailleurs)

-> Un message de l’auteur pour sensibiliser les lecteurs sur le respect de son travail, même si je pense que beaucoup le font déjà naturellement.

-> La possibilité d’obtenir un exemplaire numérique gratuit ou à moins d’1euro, du moment qu’on a payé une version papier. (Amazon le propose désormais, mais pas en France à cause de la loi du prix unique).

-> Etc.

Bref, vous l’avez compris, je suis contre les Drm tel qu’ils existent aujourd’hui. Je pense qu’on peut trouver des solutions pour être plus justes avec l’auteur, mais surtout le lecteur. Des efforts sont faits, mais à mon humble avis, la France reste encore sur des principes trop archaïques qui risquent d’empêcher l’essor du numérique.

Quoi qu’il en soit, ma décision à moi est prise, mes prochains livres seront disponibles sans DRM.


Pour les fervents défenseurs des libertés numériques, vous trouverez ICI un article informatif sur une association qui se bat contre les DRM, ainsi qu’une super article du Blog de MIA à ce propos.

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